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L'art d'être parents…naturellement !

7 inquiétudes que j’avais avant de devenir grand-mère

betsy and artemis

Je m’inquiétais que:

1) Leurs mères (les compagnes de mes fils) ne voudraient pas utiliser les couches lavables

C’était ma plus grande inquiétude qui s’est avérée non fondée, puisque leurs compagnes ont utilisé les couches lavables avec plaisir. J’ai donc changé et lavé beaucoup de couches (j’ai même pris la relève du lavage des couches pour un de mes petits-enfants).  C’est d’ailleurs pourquoi Bummis n’utilise pas la microfibre pour ses produits – celle-ci reste imprégnée des odeurs nauséabondes et est difficile à laver.  Je crois que je n’avais pas considéré l’importance des couches lavables aux yeux de mes fils et j’ai été agréablement surprise de constater que leurs compagnes y accordent autant d’importance.  Une trousse de couches lavables peut être un merveilleux cadeau pour une jeune famille – leur permettant d’économiser jusqu’à 2000 $ pour chaque bébé!

 

2) Idem pour l’allaitement…

S’il y a bien un choix personnel que nous devons respecter, c’est celui d’allaiter ou non – ce qui peut s’avérer bien difficile pour les grands-mamans qui croient fermement à l’allaitement.  J’ai accepté à l’avance que mon rôle en était un de soutien, peu importe si elles décidaient d’allaiter ou non. Je leur ai fait part de mes expériences tout en tentant de ne pas utiliser celles-ci comme une arme qui les porterait au banc des accusés.  De façon pratique, je me suis assurée qu’elles aient accès à une conseillère en lactation.  Souvent, les services de ces dernières ne sont pas considérés comme étant essentiels. Pourtant, plus d’une nouvelle maman vous dirait le contraire.  Tout comme pour les couches lavables, j’ai grandement sous-estimé l’importance de l’allaitement maternel aux yeux de mes fils…  Grâce à leurs mamans, mes petits-enfants, qui ont plus de 2 ans, sont toujours allaités!

 

3) … et qu’elles utiliseraient les punitions corporelles

Enfant, j’ai reçu la fessée – souvent.  J’ai essayé de ne pas utiliser ce comportement avec mes enfants, puisque je croyais que c’était inutile, malsain moralement et nuisible pour l’enfant ainsi que l’adulte impliqué.  Honnêtement par contre, j’ai utilisé la fessée comme punition à quelques reprises; lorsque j’ai perdu contrôle de moi-même ou que mon imagination m’a fait défaut.  Avec 3 enfants de moins de 5 ans, c’était parfois la voie la plus facile à prendre… je demandais toujours pardon à mes enfants tout en tentant de ne pas trop me mépriser – le mépris ne fait qu’empirer les choses.  Donc, naturellement, j’ai eu peur que mes enfants utilisent la punition corporelle avec les leurs.  Heureusement, ils n’utilisent que leur patience et toutes leurs compétences, pour mon plus grand bonheur!

 

4) Mes petits-enfants ne m’aimeraient pas.

Bien que je ne sois pas leur personne préférée au monde (ce sont leurs parents qui gagnent ce titre), ils sont habituellement heureux de me voir. Pourquoi? Eh bien, parce que je suis follement amoureuse d’eux! Quand quelqu’un vous aime autant, il est difficile de ne pas les aimer en retour et de ne pas être heureux de les voir.  Et lorsque je suis avec eux, je ne fais qu’ÊTRE avec eux, je n’ai pas à m’occuper de 36 000 choses en même temps. Donc, mes petits-enfants et moi, on lit ensemble, on s’assoit par terre pour jouer et sincèrement, je crois que tout ce qu’ils font est EXTRAORDINAIRE! Et ensuite, hop, je retourne chez moi.

 

5) Je ne les aimerais pas suffisamment ou dès les premiers instants.

Avec du recul, je trouve drôle que je me sois inquiétée de ceci.  En fait, c’est presque inimaginable le plaisir qui ressort d’avoir des petits-enfants.  Comme nous ne sommes pas responsables (habituellement) de leur destinée, nous n’avons qu’à les aimer.  J’aimais mes enfants et je les appréciais grandement, mais je devais sans cesse m’occuper (et m’inquiéter) de leur bien-être. Mes petits-enfants, je n’ai qu’à  les apprécier sans tout le travail que ça implique.  Je peux donc m’émerveiller de toutes les étapes de leur développement: leurs dessins, les choses qu’ils disent, etc. – tout me semble incroyable! J’essaie de ne pas trop comparer mes petits-enfants à mes enfants afin de ne pas insulter ces derniers. Je ne veux pas que mes fils croient qu’ils étaient moins magnifiques que ces bébés. J’essaie donc de ne pas abuser des superlatifs!

 

6) Je ne verrais pas suffisamment mes petits-enfants.

Je me suis aperçu que ceci ne tenait qu’à moi!  J’organise souvent des fêtes chez moi pour les inciter à me rendre visite. Et un de mes plaisirs secrets, c’est de permettre un petit rendez-vous amoureux aux parents qui se croient bien chanceux! Mais véritablement, le plaisir est pour moi puisque je profite à fond de mes petits-enfants!

 

7) Je serais trop occupée pour profiter des petits moments avec eux.

En fait, je SUIS trop occupée. Je ne suis pas la grand-maman qui reste à la maison à jardiner, à garder ses petits-enfants et à écrire des lettres – pas encore! Je travaille à temps complet… et même le triple du temps complet! Par contre, voir mes petits-enfants, c’est une petite vacance en soi. Quand je suis avec eux, au diable toutes les tâches! Je les nourris, je les divertis et ils me divertissent. Je lâche prise et je m’abandonne au bonheur de passer du temps avec eux. Quel magnifique répit dans ma vie si occupée!

Avec amour,

 

Betsy Thomas

Présidente de Bummis

 

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Comment se fait-on à l’idée qu’une personne de notre entourage a perdu un enfant?

flo_school

Par Sandy Dumais, employée de la boutique Bummis et créatrice de Moon and Sparrow.

Plus tôt cette semaine, j’ai vécu une autre étape importante de la vie de parent; mardi matin, j’ai accompagné ma petite Flora à l’école primaire se trouvant de l’autre côté de la rue et l’ai inscrite à la maternelle en septembre prochain.

Par la suite, j’ai pris sa petite main si forte au creux de la mienne et nous sommes revenues à la maison. Je me sentais bien: fière et enthousiaste devant l’épanouissement de sa vie et heureuse de vivre tous ces moments (même les plus exigeants) nous ayant menés jusqu’ici. Nous allons bien, vous comprenez?

À la maison, j’ai apprêté le diner et me suis préparée à me rendre au travail. J’ai ramassé, rangé, nettoyé, peigné, préparé les sacs. Sans réfléchir, je me suis adonnée à ces tâches quotidiennes et à penser à la journée devant moi lorsque j’appris la nouvelle que ma voisine venait de perdre sa petite fille – une petite fille du même âge que ma Flo – ce matin-là. Elle était atteinte de leucémie.

Je savais que sa petite fille avait été malade l’année précédente. J’avais apporté quelques petits cadeaux à sa chambre d’hôpital. Le dessin d’un chat superhéros. Un loup en peluche.

Mon dieu, quelle nouvelle.

Depuis mardi matin, une pensée joue en boucle dans mon esprit. « POURQUOI? » se demande-t-il, « POURQUOI? POURQUOI? »

Absurdement, nos cerveaux tentent de trouver une réponse même lorsque nous savons pertinemment qu’il n’y en a pas.

C’est ce genre d’incident qui peuple les cauchemars de tous les parents.

Pour moi, la vie continue. Ma semaine, mon boulot, les repas. Pourtant, des vagues de larmes m’assaillent, apportant avec elles une douleur vive au centre de ma poitrine et je continue à me questionner, « Pourquoi? » Et de cette question, d’autres jaillissent: Pourquoi est-ce possible? Comment ça peut être? NON.

J’aimerais bien pouvoir me brasser les idées, les virer à l’envers, les examiner et trouver quelque chose en leur sein qui me réconforterait, qui me permettrait de me dire « Ahhh, oui! Au moins, il y a… » Mais ce n’est pas possible. Cette situation ne peut être expliquée.

La vie est ce qu’elle est. Malgré toute sa beauté, elle est parfois injuste. Cette pensée réussit à pincer, mais aussi à calmer mon esprit et mon coeur. La vie est injuste.

Est-ce que ce sont mes peurs de parent mortel qui font que je vibre aussi profondément à cause de cette histoire? Probablement, puisque les « si » nous accompagnent dès la conception de notre enfant, et ce, à chaque fois que nous entendons des histoires choquantes à propos d’enfants. Pourtant, il y a d’autres questions plus profondes qui me trottent maintenant en tête. À chaque fois que je pose un regard sur mes enfants, ma cuisine, ma maison, ma vie, je ne peux m’empêcher de me demander « Pourquoi? Pourquoi moi? Pourquoi j’ai la chance de vivre cette vie si heureuse? »

Ça ne peut arriver à de vraies personnes ce genre de chose.

Mais oui, ça arrive et c’est arrivé. Je la voyais toujours cette adorable fillette et j’ai de la difficulté à y réfléchir sérieusement.

Ensuite, je regarde ma propre fille et je vois une petite personne de 4 ans et toute sa magie. Parfaite sous tous ses plis. Je regarde Flora et son mignon petit corps de 4 ans et j’ai de la difficulté à croire qu’il m’est permis de la serrer dans mes bras chaque soir. Ce matin, en humant l’odeur de mes enfants, je me suis sentie incroyablement chanceuse. Je me suis fait des promesses intenables: je ne me plaindrai plus jamais, je ne me fâcherai plus contre eux, etc.

Ce n’est pas réaliste.

Afin d’en venir à accepter la situation, je devrai cesser de la voir comme mon cerveau me la présente; comme une tragédie.

Voici donc ce que je pense. Une personne ne peut se voir caractérisée simplement par un incident tragique, dans le cas de cette famille, le cancer de leur fillette. Nous devons considérer l’histoire complète, non? Tous les autres moments qu’ils ont partagés, qu’ils partagent et qu’ils partageront.

Je crois qu’ici et maintenant, à tout moment, nous allons bien. Nous pouvons décortiquer les grands moments comme les mauvais en tout petits micro-moments où nous allons bien. L’histoire de cette famille est composée de petits moments de bonheur et de joie et leur cheminement est important et unique à eux; et d’une certaine façon, c’est ce qui est parfait.

 

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