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L'art d'être parents…naturellement !

Maddy

le septembre 27, 2012

J’ai allaité mon premier enfant dans la salle d’accouchement, quelques minutes seulement après une naissance normale, sans complications et sans médicaments. Il a bien pris le sein dès le début et allaiter était pour nous deux quelque chose de normal et de naturel. Mon bébé était heureux, en santé et a été exclusivement nourri au sein jusqu’à ce qu’il commence à manger des solides.

Mais lorsqu’il a eu 3 semaines, j’ai commencé à avoir les jambes enflées. C’était en mai, il faisait plutôt chaud, et je ne m’en suis pas occupée, pensant que c’était juste un symptôme post-partum combiné à la chaleur. Après deux semaines, l’enflure avait empiré et j’ai décidé d’aller chez le médecin. S’en sont suivies 6 semaines de panique où j’ai dû courir d’un rendez-vous à l’autre, et faire test après test alors que les anormalités des résultats soulevaient de plus en plus de questions. Le tout étant d’autant plus compliqué que je venais d’accoucher et que j’allaitais, ce que l’on m’a heureusement encouragée à continuer tant que le bébé restait en santé et qu’aucune raison médicale m’appelait à arrêter.

Finalement, mes docteurs ont cerné le problème : il s’agissait d’une maladie des reins. Tout ce qui restait à faire était une biopsie pour confirmer le diagnostique et commencer un très lourd traitement de médicaments qui avait seulement 50% de chances d’arrêter ou de ralentir efficacement mes symptômes. Ce qui signifiait la fin de l’allaitement. Même si tout allait très bien de ce côté là, même si mon fils était en parfaite santé et qu’il voulait clairement mon lait, et même si en tant que jeune mère, tout ce que je voulais était de donner le meilleur à mon fils. C’est cette partie qui a été la plus difficile : de me convaincre que même si le lait maternel est le meilleur, avoir une maman en santé est encore mieux. Les mères ont cette terrible habitude de mettre leur propre santé de côté pour s’occuper de tous les autres, et mon instinct initial était de faire la même chose.

J’ai été incroyablement chanceuse d’avoir un groupe de médecins qui m’ont comprise et soutenue, et qui se sont vraiment occupés de moi. Mon médecin de famille, mon néphrologue et mon pédiatre ont tous été capables de travailler ensemble pour me permettre de continuer à allaiter mon fils alors que j’étais suivie de près jusqu’à ce qu’il ait 6 mois et qu’il soit près à manger des aliments solides. À ce moment là, je l’ai mis aux substituts, non sans tristesse (après que j’aie terminé tout le stock de lait congelé que j’avais accumulé, sachant qu’un jour je devrais arrêter), et j’ai commencé mon traitement.

Ça a été très difficile d’arrêter, mais je suis contente de l’avoir fait, et je suis encore plus reconnaissante d’avoir été capable de le faire pendant ces 6 premiers mois. Mon fils est maintenant un merveilleux et adorable petit garçon de 5 ans et demi, en parfaite santé. Même si je vais toujours avoir cette maladie des reins, les traitements ont marché et je n’ai eu aucun symptôme, ni besoin de médicaments pendant presque 4 ans. J’ai même été capable d’avoir deux autres bébés, et je les ai allaités tous les deux, 13 mois pour mon deuxième, 11 avec mon troisième, et je continue.

Traduit de l’anglais par Léa de Bummis.

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