Boutique Bummis

L'art d'être parents…naturellement !

Mariah

le septembre 24, 2012

En vue du Défi allaitement de samedi, nous avons préparé cette semaine une série de billets : des mamans racontent leur expérience de l’allaitement !

Mariah, 21 ans, maman d’Achille – et qui allaite encore à 1 an !

Allaiter a probablement été mon plus gros défi jusqu’à présent. Mais ça a aussi été l’un des choix les plus faciles à faire. Beaucoup de jeunes mamans ne connaissent pas les avantages de l’allaitement, ni que c’est finalement assez simple, ni à quel point c’est quelque chose de merveilleux et qui nous connecte à ce point avec notre bébé.

J’ai aussi remarqué que beaucoup de gens sont inconscients des problèmes qui peuvent survenir quand on essaie d’allaiter. Ce n’est pas aussi facile que de faire 2 + 2. J’avais un but et j’étais déterminée, même si certains se demandaient si c’était vraiment moi qui voulait ça si fort, ou si c’était les gens autour de moi. Mon seul souci était de donner à mon bébé le meilleur, le sein. J’ai été extrêmement chanceuse d’être accompagnée par des gens bien informés lorsque j’ai débuté l’aventure de devenir maman, et j’ai eu l’aide dont j’avais besoin pour atteindre mon but.

J’ai eu le meilleur accouchement que l’on puisse demander, beau et épanouissant, entourée de gens de j’aime dans un environnement sécurisant et avec les meilleurs soins possibles. Mais ce n’a pas été facile ! J’étais à 42 semaines, et à ma limite pour donner naissance dans un centre de naissance avec ma sage-femme et ma doula, comme je l’espérais. Après la dernière rencontre avec ma sage-femme et la dernière (de nombreuses) dose d’huile de castor pour me faire commencer le travail, je suis rentrée à la maison inquiète. J’appréhendais la naissance à l’hôpital qui m’attendait le jour suivant.

Coup de chance, après une heure à la maison, j’ai commencé le travail rapidement, suis entrée à la maison de naissance presque par effraction (mais ça c’est une autre histoire), et tout est allé très vite après ça – du moins jusqu’à ce que je commence à pousser. Le pauvre petit est resté coincé pas mal de fois. Comme je n’avais jamais vécu ça avant, je n’avais aucune idée qu’il était coincé. Les gens qui me soutenaient étaient géniaux, très calmes. On ne m’a pas permise de m’inquiéter. Après 3 heures à pousser, mon fils a finalement été libre, à 4.90 kilos (10.8 lbs) !!

On l’a mis sur ma poitrine, mais seulement pour une minute avant qu’on le donne aux mains de son papa. Je saignais beaucoup et j’avais une petite déchirure à un endroit pas très pratique. Quand je l’ai repris, il était encore assez traumatisé et n’avais aucune envie de téter. J’ai essayé toute la nuit et la journée suivante, sans succès. On m’a dit d’essayer de tirer mon lait/colostrum mais je n’ai presque rien produit. Le lendemain, une merveilleuse consultante en lactation m’a dit que mon bébé avait un problème d’ankyloglossie et un torticolis sévère à cause de sa position dans le ventre. Il ne pourrait pas téter – il ne pouvait pas. Alors j’ai commencé à tirer mon lait encore et encore et encore. J’ai pompé à chaque heure la journée et chaque deux heures la nuit. Après deux jours complets, le petit peu de colostrum que j’ai récolté n’était pas assez pour lui remplir le ventre, alors j’ai dû, à ma grande horreur, compléter avec des suppléments ET avec le lait d’une autre maman.

J’étais inquiète que lui donner le biberon réduise encore plus mes chances de lui donner le sein, alors je l’ai nourri au tube. Deux jours plus tard, après des séances intenses avec le tire-lait, mon lait est finalement arrivé. Je n’avais jamais été aussi heureuse ! Nous avons essayé de lui donner le sein, mais il ne le prenait toujours pas. Vu tous les problèmes qu’il avait eus, je n’étais pas surprise. Alors, j’ai continué à tirer mon lait et à le nourrir au tube avec mon propre lait, pendant un mois. Je pompais toujours toutes les heures ou deux heures et j’étais épuisée, mais j’avais de l’aide de gens merveilleux qui avaient autant confiance que moi que ça allait marcher.

Je n’ai jamais arrêté d’essayer, espérant qu’un jour, ça marcherait pour nous. Après une frénotomie (opération pour séparer le frein lingual de la langue) et pas mal de séances d’ostéopathie, il a réussi ! Il était prêt à prendre le sein et à téter. Et quand c’est arrivé, le sentiment que j’ai eu m’a assuré que toutes ces nuits sans sommeil, à assembler mon tire-lait à tâtons dans le noir sans réveiller les garçons, en valaient vraiment la peine.

Traduit de l’anglais par Léa de Bummis.

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