Boutique Bummis

L'art d'être parents…naturellement !

Dans les coulisses de Moa Pô

le septembre 21, 2012

Cet automne, nous sommes très excités de recevoir un nouveau et merveilleux manteau pour grossesse, portage et style régulier : la Mama Parka Moa Pô ! Et devinez où il est fabriqué ? Sur la rue St-Dominique à Montréal, c’est à dire à exactement 1 minute à pied de notre Boutique. Mais Moa Pô et Bummis, c’est aussi l’histoire de notre amour pour les concepteurs locaux, éthiques, et avec lesquels on développe une vraie relation de confiance. Rencontre avec Myriam, la fondatrice et conceptrice de Moa Pô.

Bummis: Comment le projet Moa Pô a-t-il commencé ?

Myriam: Moa Pô n’a jamais été un projet. J’irai même jusqu’à utiliser l’expression « grossesse non-planifiée ». J’ai une grande fascination pour le portage traditionnel depuis la naissance de mon fils, il y a 14 ans, et j’ai profité de ma petite dernière pour créer les produits dont j’avais envie. Le porte-bébé et la housse on été conçus pour répondre à mes besoins, d’après mon expérience de maman et les recherches que j’avais faites à ce sujet. Ce n’est qu’après avoir reçu tellement de commentaires dans la rue que j’ai décidé de plonger dans l’aventure. J’avais une bonne job, moi !

 B: Qu’est-ce qui est particulier et unique à propos des manteaux Moa Pô ?

M: J’aurais pu commercialiser un manteau de portage il y longtemps, mais j’ai passé quatre ans à perfectionner le Mama Parka. Chaque détail à son utilité et son histoire, mais il y a principalement trois aspects qui le distinguent : son look, sa durée d’utilisation et le rapport qualité-prix.

Je voulais créer un manteau assez beau pour que les gens aient envie de le porter, même sans bébé ou bédaine. Je suis designer de mode de formation et plutôt fashion dans la vie. Après mes grossesses, j’ai ressenti ce désir de redevenir coquette. Pourquoi devrait-on se priver d’être élégante, mignonne et même sexy quand on devient maman ?!

J’ai été élevée avec la philosophie « acheter moins mais pour longtemps». C’est ce que je fais dans ma vie personnelle et mes créations vont dans le même sens. Le manteau peut donc être utile de nombreuses années. Grossesse, portage à l’avant, portage au dos jusqu’à 3-4 ans (unique sur le marché) et manteau régulier par la suite… et on recommence avec le bébé suivant !

Parralèlement à ça, je ne veux pas que les produits Moa Pô se retrouvent dans la catégorie « produits de luxe ». Le défi était donc de trouver l’équilibre pour offrir un produit au prix raisonnable sans couper dans la qualité. Le produit devait être simple à confectionner, sans superflu, les matériaux bien choisis. Le Mama Parka est un VRAI manteau d’hiver.

Je connais très bien les points forts de ma création, mais également ces points faibles. Comme je dis souvent : « Ça pourrais être mieux, mais ça coûterai plus cher . »

B: Quel est votre type de porte-bébé préféré pour aller avec le manteau ?

M: Tous les porte-bébés offrant une position assis-accroupi, donc les porte-bébés traditionnels. Le manteau à été créé pour ça. Si les jambes du bébés sont droites , le manteau ne fera pas longtemps à l’avant.

 B: On pense souvent que s’habiller avec style en hiver, et aussi quand on est enceinte, aide à garder le moral. Vous, êtes-vous une amoureuse de l’hiver, ou quelqu’un qui a besoin d’être bien dans un beau manteau pour réussir à « passer au travers » ?

M: Question amusante ! Un mélange des deux je crois. Je suis fondamentalement une amoureuse de l’hiver mais j’entretiens une relation amour-haine avec cette dernière depuis que j’ai des enfants. Il n’y a rien de plus désagréable que d’habiller un bébé hurlant comme si on le torturait, de chercher la deuxième mitaine qui de toute façon ne tiendra pas deux minutes dans sa main ou de se rendre compte que la doublure des bottes est encore humide. Mais on a pas le choix ! Nous vivons dans un pays nordique et tant qu’à avoir à y faire face, autant être équipé comme il le faut.

Je me souviens avoir affronté le froid pour aller à l’épicerie avec ma petite dans mon dos qui rigolait de me voir faire la grimace à cause du vent, ou encore d’avoir marché dans 2 pieds de neige un lendemain de tempête alors que la ville était paralysée. Je pense que je suis une amoureuse de la liberté avant tout.

B: Comment bien concilier travail et famille quand on est entrepreneure ?

Sincèrement, je ne sais pas encore. Je pourrais vous donner plein de trucs, mais ce qui s’applique à moi ne s’applique pas nécessairement aux autres. Dans tous les cas, il faut être à l’écoute de soi et des autres, être souple, être patient et accorder nos gestes à nos convictions.

C’est tout à fait normal de se sentir coupable à certain moment. Devrais-je être au boulot ou avec ma famille ? Devrais-je m’occuper de mon couple, voir mes amis ou m’occuper de moi ? Le sentiments de culpabilité nous donne le signal qu’il est temps de  revoir nos priorités.

Une chose est certaine, j’ai des enfants extraordinaires, autonomes et patients. Ils admirent mon travail et maintenant, grâce à Internet, ils se rendent compte que beaucoup de gens aussi aiment ce que je fais. Mon plus grand souhait est de leur transmettre … non… de leur démontrer que rien n’est impossible si on y met l’effort et la persévérance.

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