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Menstruations : choisir ce qu’on met dans son vagin !

le juillet 17, 2012

Cette semaine, les serviettes hygiéniques Öko se sont ajoutées aux autres solutions alternatives pour les menstruations sur le site le Boutique. Une bonne occasion de faire le point sur les règles et l’industrie qui les entourent !

Jadis…

Les méthodes pour recueillir le flux menstruel ont varié au cours de l’histoire : en 1550 avant Jésus-Christ, ce sont des bandes ouatées que les Égyptiennes introduisaient dans leur vagin tandis que dans la Grèce antique, les femmes utilisaient des compresses enroulées autour d’un morceau de bois. À Rome, il s’agissait de laine, au Japon de papier et en Afrique de rouleaux d’herbe.

La morale chrétienne ayant ensuite considéré qu’introduire un corps étranger dans le vagin relevait du péché, les serviettes hygiéniques prirent vers 1800 l’aspect de « sac à chiffon » dans lequel les femmes américaines glissaient des morceaux de coton et de tissu.

Au XIXe siècle, des textes allemands portant sur les mœurs relatent que les femmes ne portaient alors ni sous-vêtements ni tissu pendant leurs règles ; elles laissent sur leur passage des tâches de sang, ce qui était vu comme tout naturel par la société !

Les années 50 lancent les premières serviettes hygiéniques lavables à fixer sur les sous-vêtements, inspirés des serviettes en gaze de coton que les infirmières avaient créées pendant la Seconde Guerre mondiale.

C’est seulement dans les années 70 et 80 que les serviettes auto-adhésives et les tampons, dont la publicité est autorisée à la TV, font leur vraie apparition sur le marché.

Ce petit tour d’histoire rappelle assez celle des couches pour bébés ! Et comme pour les couches jetables, il est important de mettre les produits de menstruation en contexte pour être des consommatrices averties.

Cindy à la boutique avec les serviettes Öko

Comme les couches jetables, les serviettes et tampons sont fabriqués à partir d’un processus de blanchiment des fibres, avec des produits que l’on appelle organochlorés. Et, ça ne vous surprendra pas, ils regorgent de produits chimiques : produits désinfectants, gels absorbants, fongicides, bactéricides et dioxine.

Oui à d’autres solutions menstruelles ! Pourquoi ?

Pour notre corps

  • la paroi du vagin est une muqueuse sensible qui absorbe tous les produits chimiques contenus dans les serviettes et tampons jetables, dont la dioxine, considéré comme hautement nocive. Le corps ne sait pas de débarrasser de ces toxines qui s’accumulent et augmentant les risques de cancer du col de l’utérus, d’endométriose, d’un affaiblissement du système immunitaire, d’infections vaginales, de maux de têtes et de malformations congénitales.
  • les tampons absorbent tout, même les sécrétions naturels du vagin. Résultat : la sécheresse vaginale peut déranger l’équilibre microbien du vagin et le rendre plus susceptible aux démangeaisons et risquer de développer des infections bactériennes
  • les ingrédients ne sont jamais indiqués sur les emballages de ces produits (que met-on dans notre vagin ?!) et les Syndromes de Choc Toxique ont déjà causé la mort de 38 femmes aux Etats-Unis entre 1979 et 1980.

Pour notre planète

Une femme utilise en moyenne entre 10 000 et 15 000 tampons ou serviettes jetables au cours de sa vie. Ces déchets, en plus des boîtes en carton, applicateurs en plastique et autres emballages individuels, se retrouvent dans les décharges publiques, les sites d’enfouissement ou même les océans via les canalisations des toilettes. Sans parler de la pollution engendrée par leur fabrication…

Les alternatives

Donc, si tout cela vous donne envie d’essayer autre chose, bonne nouvelle, il y a plusieurs solutions qui s’offrent à vous.

Plus naturelle que naturelle : l’éponge de mer !

On n’entend pas souvent parler de cette solution mais elle est assez intéressante. C’est une ressource renouvelable récoltée en mer (rien à voir avec les éponges synthétiques) qu’on peut découper sur mesure et qu’on insère dans son vagin. Lorsqu’elle est pleine, on la rince (environ au bout de 2-3 heures), et on peut la réutiliser immédiatement. Elle dure environ 6 à 8 cycles.

Les serviettes réutilisables

Les chouchous de Cynthia de Bummis ! On en trouve plusieurs sortes : elles sont faites en coton, en chanvre ou en bambou, c’est-à-dire en matières très absorbantes, et se remplacent lorsqu’elles sont pleines. Il suffit ensuite de les faire tremper et de les laver à la main ou à la machine. Certaines ont plusieurs épaisseurs de tissus, d’autres sont minces mais avec des doublures imperméables (comme le PUL ou polyurethane laminé), ce qui évite tout problème de fuite. Du coup, tous les flux y trouvent leur compte.
Voir serviettes Moontime et Öko.

La solution la plus récente : le coupe menstruelle

C’est une petite coupe en forme de cloche qui récupère les flux. Il y en a en caoutchouc naturel ou en silicone, comme c’est le cas la Diva Cup, ce qui élimine les risques d’allergie au latex. Le silicone est de grade médical sans BPA. On trouve plusieurs tailles de coupe pour aller aux femmes qui ont déjà accouché ou pas.

Petit mode d’emploi de la coupe menstruelle

On l’insère dans le vagin en la pliant, puis elle se met en place en adhérant aux parois. Pas besoin de l’enfoncer trop profondément. Elle se retire à l’aide d’un petit embout : on la vide, on la rince à l’eau chaude savonneuse et on la réutilise immédiatement. Entre chaque cycle, on peut la faire bouillir dans de l’eau pendant 2-3 minutes pour la stériliser.

Toutes les employées de la Boutique vous diront que cette coupe est un petit bijou. D’abord, elle est extrêmement confortable : quand on la porte, on ne la sent pas et on en oublie presque qu’on a nos règles ! Elle récolte plus de flux que les tampons et permet même d’avoir un meilleur suivi de notre flux. Et, parce que le budget, ça compte, sa durée de vie est de plusieurs années, ce qui en fait la solution la plus économique de toutes !

Ces solutions ne sont pas encore très connues, probablement du fait qu’elles sont peu rentables commercialement. Mais d’une femme à l’autre, le bouche à oreille peut aider à faire découvrir ces solutions écologiques et économiques et plus respectueuses de notre corps. Après tout avoir ses règles et saigner n’est ni sale ni honteux, mais tout naturel, alors pourquoi ne pas se donner des solution qui vont dans ce sens ?

Qu’en pensez-vous ?

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