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La science du lavage : pour des couches impeccables à la maison

le octobre 24, 2011

Bummis est membre du Real Diaper Industry Association (RDIA). À la conférence annuelle de cette année, Steven J. Tinker, un expert dans le domaine, a donné une présentation fantastique sur la science du lavage. À Bummis, notre experte dans cette science, c’est Shirley. Ce blog est un résumé des notes qu’elle a prises pendant la présentation. Très intéressant !

 

L’eau

L’eau compte pour plus de 99% de ce avec quoi vous lavez, par conséquent la qualité de l’eau est critique. M. Tinker recommande fortement à quiconque a une eau ne serait-ce que moyenne-dure d’investir dans un adoucisseur d’eau. Les coûts seront vite rentabilisés par les économies faites sur les détergents et la réduction de l’usure des machines, du tissu et de la plomberie. La dureté de l’eau se mesure par la quantité de calcium et de magnésium présents dans votre eau.

D’autres facteurs présents dans l’eau et qui affectent le lavage incluent le total de solides dissous, le chlore, le fer (jaunissement), l’alcalinité (problèmes pour rincer, tissu rêche), les matières organiques, etc.

 

Les 4 facteurs principaux

Les autres facteurs principaux dans un lavage réussi sont l’action chimique (détergent), l’action mécanique, la température de l’eau et le temps (la durée du cycle de lavage). Ces 4 composantes doivent remplir le graphique camembert :

Si vous réduisez un facteur, vous aurez besoin d’augmenter les autres. Par exemple, si vous diminuez la température du lavage, vous aller devoir augmenter les trois autres facteurs :


L’action chimique est accomplie par le détergent que vous ajoutez à l’eau.

L’action mécanique est accomplie par le mouvement des tissus les uns contre les autres dans la machine à laver. Vous pouvez faire un lavage avec peu de couches, mais il faut qu’il y en ait assez pour que le tissu se frotte à lui-même. Pensez aux pionniers avec leurs planches à laver : ils frottaient le tissu contre la planche pour créer l’action mécanique qui enlevait la saleté du tissu. Il est aussi important de noter que si vous surchargez trop votre machine à laver, vous n’aurez pas non plus assez de frottement, parce qu’il n’y aura pas assez de place pour que les couches puissent bouger !

La température : pour chaque baisse de 12 degrés en dessous de 43 °C (110°F), il y a 50% de réduction de réaction chimique, alors lavez dans une eau tiède à chaude est ce qu’il y a de mieux.

Le temps est crucial ! Si le tissu n’est pas exposé assez longtemps au détergent et à l’action mécanique, l’eau ne va pas pénétrer dans le tissu et la saleté ne pas être évacuée.

 

Étapes du cycle de lavage

 

Première étape : le prélavage
Vous pouvez utiliser l’eau seule ou vous pouvez ajouter un peu de détergent pour démarrer l’évacuation initiale de la saleté. N’utilisez jamais de l’eau chaude dans un prélavage car cela incrusterait les tâches ; de l’eau tiède est par contre meilleure que de l’eau froide car les fluides corporels sont plus solubles à la température du corps (tiède)

 

Deuxième étape : le cycle de lavage
Vous aurez besoin d’une action chimique significative pour évacuer la saleté. M. Tinker recommande des détergents avec un agent tensioactif alcalin (pour décrotter la saleté) et non ionique (pour évacuer la saleté).

  • Qu’est-ce qu’un agent tensioactif ? C’est l’agent de nettoyage actif présent dans la plupart des détergents. Il change la relation chimique et physique entre l’eau et la surface à nettoyer. Certains agents tensioactifs surviennent naturellement et d’autres sont synthétiques. Les savons sont un type d’agents et les savons naturels comme les savons aux noix, les savons des Castilles, les savons Ivory etc. peuvent bien fonctionner dans des conditions d’eau idéales. Malheureusement, la plupart d’entre nous avons des conditions d’eau moins qu’idéales et dans ce cas, les minéraux dans notre eau peuvent se lier au savon et créer une sorte de mousse à la surface de l’eau. Cette mousse peut créer des problèmes de propreté et de fuites avec les couches, et peut leur donner l’air terne.
  • Et les enzymes ? Certains détergents contiennent des enzymes. Il y a trois enzymes de base : la protéase (qui travaille sur les protéines), l’amylase (qui travaille sur les amidons) et la lipase (qui travaille sur les gras). M. Tinker ne pense pas que la protéase et l’amylase posent de problèmes pour la peau et le tissu. Parce que le gras est stocké dans la peau, la lipase peut potentiellement créer une réaction cutanée chez ceux qui sont particulièrement sensibles. Dans les faits, la plupart des gens peuvent utiliser les enzymes sans aucun problème, et M. Tinker a pu noter qu’ils sont efficaces pour enlever les odeurs ! Parce que les enzymes posent des problèmes à certaines familles mais pas à d’autres, les détergents qui contiennent des enzymes sont dans la section « peut-être » de notre liste de détergents.

Troisième étape (optionnelle) : le blanchiment

Cette étape est importante si vous avez besoin de d’obtenir des couches « hygiéniquement propres », ou si vous avez besoin de désinfecter vos couches. La durée et la température jouent ici un rôle crucial, particulièrement si vous utilisez de la javel oxygénée. Lorsque vous utiliser de la javel oxygénée, vous aurez besoin d’une action mécanique et d’une température adéquate pour activer l’action blanchissante : de l’eau très chaude doit être utilisée pendant au moins 10 minutes d’agitation.

Nous encourageons l’utilisation de la javel oxygénée au lieu de la javel chlorée pour des raisons de santé et d’environnement. Si vous utilisez de la javel chlorée, par exemple pour régler un problème coriace d’infection à levure, vous devrez vous assurer d’avoir complètement rincé l’urine avant de l’utiliser, parce que urine + chlore = odeur d’ammoniaque à cause des chloramines!

 

Étape finale : le rinçage

Le rinçage enlève tous les résidus de saleté et les composantes chimiques. Il peut falloir plus d’un rinçage pour avoir de bons résultats. M. Tinker recommande de rincer dans de l’eau tiède parce que cela évacue les résidus plus efficacement. Mais, plus important encore, un rinçage à l’eau tiède permet à l’eau d’être évacuée plus efficacement dans le cycle d’essorage et permet donc aux vêtements de sécher plus vite ! N’est-ce pas fascinant ?!

 

Tissus : est-ce que différents matériaux se lavent différemment ?

Absolument ! C’est pourquoi les services de lavage lavent les cotons et les polyesters séparément. Les fibres qui font les tissus sont très différentes.

Fibres de polyester

Le polyester est une fibre parfaitement ronde et lisse. Ses ingrédients de bases sont des dérivés de l’huile et ils n’aiment donc pas être mouillés (l’huile repousse l’eau). Ils aiment aussi s’accrocher aux tâches d’huile et l’huile emprisonnée peut finir par sentir mauvais si elle n’est pas lavée correctement.

Fibres de coton

Le coton se tord et se plie sur lui-même, ce qui explique qu’il ait une telle capacité d’absorption. Il est aussi très « mouillable », ce qui veut dire qu’il adore l’eau et il est donc facile de laver et de rincer le coton.

 

Microfibre « pizza »

En réalité, il n’y a pas de matériau tel que la microfibre ! Ce que les gens dans notre industrie appellent microfibre est habituellement un mélange de polyesters et de polyamides qui ont été traités pour créer des « canaux » dans les fibres. Il y a beaucoup de microfibres différentes avec des aspects variés sur le marché, mais le type de microfibre le plus commun a un aspect « pizza » (voir ci-dessus). L’humidité est tirée et emprisonnée entre le cœur intérieur (étoile) et les « parts de pizza ». Ceci a pour effet de rendre la microfibre très absorbante, mais aussi de la rendre plus propice à « sentir mauvais » car l’urine et les bactéries sont emprisonnées dans ces petites poches. C’est difficile pour de l’eau propre de pénétrer la microfibre puisque le polyester n’aime pas l’eau en partant, et puisque les canaux sont déjà pleins d’urine.

 

Qu’est-ce qui aide à obtenir des couches hygiéniquement propres à la maison ?

1) La dilution. Chaque fois que vous changez d’eau (prélavage, lavage, rinçage), vous diluez la quantité de charge microbienne dans la brassée et celle-ci est évacuée.
2) La chaleur. Des températures de plus de 60°C (140°F), c’est-à-dire de l’eau très chaude, désactivent les charges microbiennes courantes.
3) pH. Ceci est applicable principalement dans les laveries commerciales.
4) Oxydation. L’oxygène (ou le chlore) blanchit.
5) La chaleur du séchage dans le sèche-linge sur les bons réglages de température.

Blog écrit par Maeghan pour le Blog Bummis, traduit par Léa.

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